Comment tant de crimes, pendant tant dâannĂ©es, ont-ils pu ĂȘtre commis sur des gĂ©nĂ©rations dâĂ©lĂšves de l’Ă©tablissement Notre Dame de BĂ©tharram, collĂšge lycĂ©e sous contrat financĂ© sur fonds publics sans quâaucun service de lâEtat nâintervienne ?
Câest pour rĂ©pondre Ă cette trĂšs grave question et Ă toutes celles qui sâouvrent avec elle que je vous propose de doter notre Commission des prĂ©rogatives attribuĂ©es aux commissions dâenquĂȘte, ainsi que le permet lâarticle 5 ter de lâordonnance du 17 novembre 1958 et lâarticle 145-1 du rĂšglement de notre AssemblĂ©e afin dâidentifier et de corriger de possibles dĂ©faillances, dâagir pour protĂ©ger nos enfants, pour empĂȘcher dâautres Betharram.
Cette commission dâenquĂȘte aurait pour but de faire toute la lumiĂšre sur les conditions du contrĂŽle des Ă©tablissements privĂ©s sous contrat par lâĂtat. Et pour nous permettre de travailler sans a priori, je vous propose de faire Ă©voluer son intitulĂ© en appelant Ă la crĂ©ation dâune commission d’enquĂȘte sur les modalitĂ©s – plutĂŽt que sur les dĂ©faillances – de ce contrĂŽle.
Cette commission dâenquĂȘte, ne saurait naturellement se substituer ou empiĂ©ter sur une procĂ©dure judiciaire en cours. A date, 112 plaintes dâanciens Ă©lĂšves de BĂ©tharram visant 14 agresseurs supposĂ©s sont dĂ©posĂ©es et la justice doit suivre son cours en parfaite indĂ©pendance.
Elle ne saurait Ă©galement se limiter au cas dâun des 7 500 Ă©tablissements privĂ©s sous contrat de notre pays.
Ces derniers scolarisent 2 millions dâĂ©lĂšves et appellent le lĂ©gislateur Ă une attention toute particuliĂšre.