Dans le cadre de la commission d’enquête sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires, nous avons auditionné ce mercredi 9 avril deux préfets :
- Mme Fabienne Buccio, préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfète du Rhône
- M. Georges-François Leclerc, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, préfet des Bouches-du-Rhône, qui était auparavant préfet de la région Hauts-de-France et préfet du Nord.
Ces deux préfets ont respectivement pris les décisions de rompre les contrats d’association du lycée Averroès de Lille et du lycée Al Kindi. Il était donc important de les entendre pour comprendre pourquoi ces deux établissements musulmans ont fait l’objet d’une procédure aussi exceptionnelle que celle d’une rupture de contrat d’association. Cette décision n’a presque jamais été prise depuis la loi Debré de 1959 : seulement 3 fois, dont ces deux cas. Il existe pourtant 7 500 établissements scolaires privés sous contrat en France, qui ne font l’objet de presque aucun contrôle. Comment ne pas penser notamment au collège privé Stanislas, pour lequel il y a des témoignages abondants de violences homophobes, de violences racistes, et dont le contrat d’association perdure ?
Découvrez les réponses de ces deux préfets à nos questions.